• rufasPresse
  • Lavaur. Alain Rufas apprivoise le métal

    Publié le 20/01/2014

    Du vendredi 31 janvier au vendredi 28 février, dans la chapelle de la médiathèque Guiraude de Laurac, rue Jouxaigues, Alain Rufas présente son exposition «Accessoires en action» Depuis 2005 vit et exerce son art à Lavaur.

    Alain Rufas apprivoise depuis des années le métal qu'il chauffe, tord, soude. Des formes apparaissent au gré de son humeur, sans aucun point de repère avec la vie antérieure de l'histoire de l'art... C'est un artiste discret, pas mondain pour deux sous. II n'a pas besoin de mots, il n'a pas besoin de faire-valoir.

    [...] «Sa vie passe par la sculpture, sa voisine, qui hurle, lorsqu'il se brûle à la création. Il tisse un réseau de grillage autour de sa vie, défense naturelle nécessaire dans notre monde qui s'identifie, soir et matin au bocal aux images, que l'on déguste comme un mauvais berlingot. du feuilleton en voici, en voila ! Rufas oublie souvent la règle du jeu du marché de l'art. II s'en fout, il est libre de faire, de défaire quand la planche à billets défile devant son nez. Avec le grillage non électrique, Rufas fait un chauffe plat qui réchauffe avec une satisfaction vorace les restes du festin de l'art. «dit de lui le photographe Frédéric Altmann. «Créer des sculptures ou plus exactement des non objets dont le sens échappe au premier regard, mais ayant comme principe, l'idée d'espaces poétiques», explique Alain Rufas. La ligne graphique au service de son propre espace, le tridimensionnel dans le quotidien. La question du socle ne se pose plus, remplacé par des pieds (jambes) comme ceux ou celles des accessoires en action, certains diront des tables donnant l'impression de supports pour de drôles de surfaces restreintes au centre desquelles émergent des éléments sphériques, grilles de maillages divers. Pour certains, dentelles ibériques enserrant des bustes de majas, d'autres, peau diaphane sur un squelette anguleux. «Dans ce monde ou l'objet industriel, manufacturé de faible qualité mais dont le rapport au prix est astronomique il me semble judicieux de créer des Manufacturés n'ayant d'autre entité que leur valeur existentielle : des espaces à poèmes, de l'immanence «, souligne l'artiste.

    La Dépêche du Midi
  • Cimaises d'Automne

    2016/10/01 au 2016/11/30

    La galerie Aude Guirauden est heureuse de vous présenter les dernières oeuvres des artistes de la galerie.De l'innovation dans la continuité.

  • Pour finir 2015 en beauté

    2015/10/14

    Pour finir l'année 2015 en beauté, la Galerie d'art contemporain Aude Guirauden vous présente une sélection des dernières oeuvres de ses artistes permanents. Des peintures l'acrylique, l'huile et l'encre, des estampes numériques, des sculptures en bois, métal ou grès chamotté et des photographies; des petits et des grands formats; de la couleur, des lignes, des [...]

  • Albi. Huit artistes présentent leurs «singularités» à l'hôtel Rochegude

    Publié le 13/08/2014

    «Singularités» est exposition d'art contemporain pas comme les autres, à voir jusqu'au dimanche 17 août à l'Hôtel Rochegude d'Albi. Avec le retour du soleil, le splendide parc de Rochegude semble être le lieu idéal pour flâner et se détendre. Vous y découvrirez également, et ce pour une semaine encore, une étonnante exposition d'art contemporain «Singularités». En effet, l'association Guetteurs, organisatrice de l'événement, y accueille 8 artistes aux personnalités et talents (peinture, sculpture, photographie, gravure, installation) bien ancrés dans leur époque. Ils nous font partager leurs sensibilités à travers leurs oeuvres : «Krypta» de Juliet Vles, les «propositions» de Sylvain Gilory, les «manufacturés» d'Alain Rufas, les fragments ressuscités de Jean-Paul Friol, la symbolique du pot de Madhu Basu, «Les capes de pierre» de Véronique Duplan, ou encore le secret des couleurs de Pascal Fancony et enfin les no man's land de Dominique Dubois. 8 regards, 8 singularités, comme des appels à lutter contre l'uniformisation.

    La Dépêche du Midi
  • ABONENTENDEURSALUT

    juillet 1996

    Alain Rufas apprivoise depuis des années le métal qu'il chauffe, tord, soude. Des formes apparaissent au gré de son humeur, sans aucun point de repère avec la vie antérieure de l'histoire de l'art...

    Rufas est un artiste discret, pas mondain pour deux sous. II n'a pas besoin de mot, il n'a pas besoin de faire valoir... Sa vie passe par la sculpture, sa voisine, qui hurle, lorsqu'il se brûle à la création.

    Il tisse un réseau de grillage autour de sa vie, défense naturelle nécessaire dans notre monde qui s'identifie, soir et matin au bocal aux images, que l'on déguste comme un mauvais berlingot. du feuilleton en voici en voila...

    Rufas, oublie souvent la règle du jeu du marché de l'art (Voir Brive-la-Gaillarde : à propos de bottes et d'oignons) et de son épicerie : les marchands, les critiques, les collectionneurs et en bout de chaîne = LES SPECULATEURS, qui sont aussi les fossoyeurs de l'art. II s'en fout... car il est libre de faire, de défaire quand la planche à billets défile devant son nez...

    Avec le grillage non électrique, Rufas fait un chauffe-plat qui réchauffe avec une satisfaction vorace les restes du festin de l'art.

    ABONENTENDEURSALUT

    Frédéric ALTMANN
  • De la peinture à la sculpture en passant par la littérature

    LE PATRIOTE Cote d'Azur - 10 juin au 16 juin 2000

    Et dans tous les sens, c'est interdit. La galerie "Sens Interdit" propose Villeri et Rufas.

    Nous avons très souvent dans cette chronique étudié l’œuvre de Jean Villeri dont le Centre d'art de Carros fit, il y a peu de temps, une très importante et très complète rétrospective. Dire que Villeri est plasticien comporte le piège du mot. Car, comment l'expliciter pour mettre en Valeur la force volumétrique des tableaux de l'artiste. Pratiquement des bas-reliefs, tout en conservant sa résonance colorée ? Ici, précisément, il s'agit de rythmes argentés, mouvance originale du grand peintre qui ne craignit jamais l'aventure, dans la mesure où elle ne mettait pas en péril sa discrétion ni son retrait volontaire de la Vie mondaine.

    Alain Rufas offre, dans la salle basse, des sculptures composées de tables métalliques, de volumes parallél épipédiques ou hémisphériques, dispensatrices d'équilibres entre l'âpreté des angles, des arrêtes et la douceur des courbes. Ces pièces sont volontairement en métal rouillé, patiné et demandent beaucoup d'attention.

    On découvre alors leur force tranquille, une science des proportions et du volume pour le volume, à ne pas dédaigner... Et complétant ces pièces maîtresses, une série de petits tableaux métalliques dont le fond est souvent constitué de vieux grillages qu'agrémentent, comme s'il s'agissait de dessins, des charnières, des roues dentées, toute une déchetterie précieuse... ils forment une vision cohérente du style de Rufas, personnel et libre qui s'affermit à chaque manifestation.

    Dans la mesure aussi où je reviens à mon "École buissonnière du critique" puisque la littérature n'est pas mon domaine, sinon dans le domaine de l'amitié qui me lie à certains écrivains ou à certains poètes, je dirai que j'ai assisté à la signature du recueil des "Poèmes qu'on jette aux vents" (1) de Jean-Pierre Charles. Ces lignes furent écrites entre 1958 et 1965. Ce sont des merveilles... D'abord, parce que l'ouvrage se feuillette au gré de la lecture, avec des retours, des sauts, des mots qui captent l'attention parce qu'ils chantent ou sont insolites et que, selon moi, la poésie comme la peinture n'est globale qu'après des parcours intimes, ensuite par ce que, comme l'on dit, l'on est essentiellement peintre (c'est le cas pour Ernest Pignon-Ernest avec seize dessins d’illustration pour ces textes), on peut dire de Jean-Pierre Charles qu'il incarne la poésie et que le moindre mot, le moindre vers, des rythmes courts aux évolutions lentes et longues créent une image, une vision une participation personnelle à l'émotion du poète.

    Et dans cette aventure qu'il faut suivre comme le courant d'un fleuve, "On cheval renâcle, on cheval sue "... On accompagne le poète qui connaît son enfance "aux taches de rousseur sur la gorge des filles", ou s'assure "jusqu'au sommeil... l'horizontal recueillement du marécage" pour gagner enfin Saint-Jacques de Compostelle, l'itinérante puis "repartir à zéro, zéro plus autre chose avant". Jeux de mots, dira le lecteur, procédé journalistique pour fixer l'intérêt ; peut-être, mais j'avoue avoir rarement été aussi passionné par un ouvrage de poésie diversifiée, que l'on lit et relit au gré de la circonstance on l'on découvre chaque fois une autre sonorité, un autre appel. Et pour revenir à mon domaine, disons que les seize dessins réalisés en 1999 pour cette publication sont superbes. Au trait, d'une simplicité absolue, ils n'illustrent pas un poème mais un état poétique. Semi-abstraits mais fondamentaux dans le respect de la figure humaine, ils témoignent, dans leur élan, leur équilibre et leur pureté, d'une communion créatrice remarquable. A apprécier comme cette manne...

    Michel GAUDET
  • Résonances
    Rencontre avec les artistes

    11/03/2017

    Pour vous permettre de découvrir l'exposition et ses résonances autrement, une rencontre exceptionnelle, et néanmoins conviviale, avec les artistes est prévue le samedi 11 mars de 14h à 19h. La plupart des artistes de la galerie, à savoir Cathy Larroque Soussan, Sébastien Crêteur, Jean-Louis Bauné, Martine Trouïs, Charles Giulioli, Vincent Ladade, Alain Rufas et Aude [...]

  • L'hymne à la vie de Rufas et Hernando

    Publié le 30/03/2012

    L'art doit détruire dans le monde le règne de la violence et de la contrainte." Jean-Marc Tilcké, maître des lieux à la Maison du chevalier, cite Tolstoï pour évoquer ses deux invités du mois (*). Louis Hernando et Alan Rufas. Un peintre et un sculpteur. Deux artistes aux sensibilités différentes, mais qui puisent à la source de la création pour transfigurer leur passion de la liberté et de la beauté. "Ce sont des idéaux humains qui nous réunissent", concède, Rufas, fils de la Barbacane.

    Hernando, peintre de la mémoire

    Deux chemins artistiques bien personnels qui ont pourtant commencé en un même point, Carcassonne. Et le parallèle ne s'arrête pas là pour ces deux fils de réfugiés espagnols. Des racines ibériques qui portent et transporte le magnifique travail de Louis Hernando, peintre de la mémoire. Mémoire de ses aïeux retrouvés au hasard de recherche généalogique. Cet explorateur de la toile et du temps, mêle les noms anonymes d'ancêtres disparus il y a 400 ans à ses toiles aux couleurs ardentes ou envoûtantes.

    Dans chacune de ses oeuvres ou presque, l'Espagne de son enfance remonte à la surface, comme une évidence. Son Espagne intimiste et sa République bafouée aussi, comme une obsession. Le tout se mélange et s'ordonne aussi pour offrir à l'oeil du curieux une peinture, ô combien humaniste. De sa vieille tante lesbienne au fameux soldat de Robert Capa reproduit à l'infini avec des couleurs pastels évoquant des bonbons de son enfance.

    Rufas, sculpteur de la rupture

    Alain Rufas nous embarque sur d'autres rives avec ses sculptures de fer rouillé comme ces colonnes à la fois massives et si fragiles. "Ce travail sur des matières fortes recomposées me fait penser à cette rupture que l'on connaît dès qu'il y a une guerre civile, confie Jean-Marc Tilcké. Rufas, c'est un mental de rupture." Il joue aussi sur cette gamme avec ses tables sans socle "où l'on parle, on mange, on signe des décrets", commente l'artiste. Toutes évoquent l'invitation, et la vie, mais aussi l'emprisonnement et la rétention au travers des grillages posés sur le plat, pour mieux nous questionner. Rufas, comme Hernando, poursuivent, en beauté et en toute liberté, aussi leur quête personnelle, celle qui guide tout artiste à comprendre qui il est et pourquoi il crée.

    Patrick Bessodes
  • Accessoires en action

    Du vendredi 31 janvier 2014 au vendredi 28 février 2014

    ""Accessoires en action"", sculptures d'Alain Rufas, artiste contemporain: des espaces poétiques issus du mouvement permanent, celui de la tectonique des plaques. Chaque pièce d'Alain Rufas est autonome mais contient en elle la possibilité d'extension au groupe, unique ou multiple...

  • Lavaur. Alain Rufas l'homme de fer

    Publié le 23/02/2013

    Alain Rufas apprivoise depuis des années le métal qu'il chauffe, tord, soude. Des formes apparaissent au gré de son humeur. À 72 ans, l'artiste dont l'atelier est situé sur les hauteurs de Lavaur, poursuit son oeuvre. Illustre inconnu dans la cité, il est célèbre pour son talent dans la France entière. Pourquoi cet anonymat dans le Tarn ? La question embarrasse l'artiste, il l'élude : «Nous sommes arrivés ici il y a 8 ans. Mon épouse est native de Saint Sulpice et elle éprouve le besoin de se rapprocher de sa famille .» Comme l'homme n'est en quête ni de gloire, ni de reconnaissance, il n'a pas cherché à faire savoir qu'ailleurs et notamment sur la Côte d'Azur, ses expositions rencontrent un public de connaisseurs à la recherche d'une démarche exigeante aussi bien sur le plan esthétique que conceptuel. «Je n'aime pas rentrer dans une case de peur que l'on m'y enferme» dit-il, quand on tente de cerner son oeuvre. De la peinture à la céramique, du travail de la terre à la plénitude de ces pièces métalliques, Alain Rufas ne voit que le prolongement de sa vie, de ses rencontres, de ses coups de coeur. Après une enfance qu'il qualifie de difficile : «Je n'étais qu'un cancre qui n'aimait que dessiner», sa vie d'artiste prend naissance au moment de la guerre d'Algérie : «N'étant pas du style : je t'égorge, tu m'égorges», l'école nationale des arts décoratifs m'a permis, de trouver ma voie.» Il travaille ensuite à Vallauris chez des céramistes, ville où il croise Picasso puis devient professeur aux Beaux Arts à Nice. Alain Rufas embarque les visiteurs de ses expositions vers d'autres horizons avec ses sculptures de fer rouillées à la fois massives et si fragiles et ses tables sans socle «où l'on parle, on mange, on signe des décrets». S'il n'a pas fait de démarches particulières pour apparaître au grand jour en terre cathare, d'autres aujourd'hui sont bien décidés à faire connaître son talent. Thierry Pons, artiste peintre tarnais l'a découvert et illico presto il en a parlé à Anne Briaud, la directrice de la com'de la mairie. Nul doute que dans les prochains mois, des oeuvres d'Alain Rufas seront enfin exposées à Lavaur.

    Richard Bornia
  • Go Go the Legend

    13/11/2014 au 22/12/2014

    Exposition collective des artistes de la galerie Aude Guirauden. Vernissage le jeudi 13 novembre partir de 18h. De nouvelles oeuvres, de nouveaux artistes ! Et toujours de la couleur, des lignes, des formes, des écritures, des matières, ... Diversité et complémentarité, pour cette exposition dans laquelle l'univers des différents artistes, peintres et sculpteurs, se répondent pour proposer une approche multiple de l'art.

  • Au-delà des grillages

    NICE-MATIN - juin 2000

    Excellente idée de mettre en regard deux artistes matiéristes, Alain Rufas et Jean Villeri, Une belle rencontre qui ne laissera personne indifférent, par leur créativité.

    Villeri n'est pas un inconnu pour les amateurs d'art, surtout depuis sa rétrospective au Centre international d'art contemporain de Carros à l'automne dernier. Villeri est inscrit dans l'histoire de l'art, il fut l'ami de René Char, Jean Lescure, Michel Seuphor, Michel Gaudet, André Verdet, Jacques Lepage...

    Dès 1934, II adhère au mouvement "Abstraction-création, art non figuratif ". Une exposition à la galerie Maeght en 1948 à Paris, Ie fit connaître. De son atelier du Haut-de-Cagnes, il poursuivit une œuvre solitaire et des plus originales. Sa trop grande modestie restera légendaire. II disait: "je préférerai toujours les sources aux floraisons, le silence et la méditation à la gloire des hommes... le temps est ma nourriture". Son œuvre éclate maintenant au grand jour, son apport à l'art de notre temps n'est plus à décrire. En passant de la figuration à l'abstraction, il contribua aux révolutions esthétiques de son temps avec la plus grande force. Un bel ensemble est aux cimaises de la galerie " Sens Interdit " qui mérite votre regard !

    Alain Rufas poursuit avec bonheur des recherches sur le métal. Le grillage comme un filtre de lumière accapare sa vision. Comma Villeri, Rufas poursuit un travail en solitaire, hors des circuits traditionnels. Son travail est d'une grande liberté. La matière n'a pas de secret pour lui et force notre admiration. Depuis son ouverture, la galerie #Sens interdit" que dirige Valerie Simonelli, développe un programme d'expositions hors des sentiers battus, chemin difficile, mais combien enrichissant pour les amateurs d'art à la découverte d'autres voies que l'académisme qui revient en force...

    Frédéric ALTMANN
  • Rufas : "Accessoires en action"

    NICE-MATIN - dimanche 11 Avril 1994

    Le sculpteur Rufas, vit et travaille a Vallauris, membre du "Groupe Quartz" il expose actuellement dans le bel espace de la galerie Vecchio, des recherches sur un matériau qu'il affectionne, le fer.

    Rufas depuis des années à construit une œuvre d'un grand intérêt, par la qualité de son travail et sa grande rigueur. Ses travaux récents témoignent de son parcours. Avec "Accessoires en action", il s'agit d'une série de tables métalliques avec différents accessoires, "A hauteur du ventre, sorte de rêve d'enfance, se cache la table, maquette du monde, quatre pieds, quatre cornières, goudron, mercure, température, odeur, monde mesuré" Max Charvolen.

    Grillages, lumières grillagées, fer rouillé et rongé par l'acide, asphalte, une alchimie et ballade dans les territoires de sa mémoire : le souvenir d'un brasero, la boutique en plein air avec ma marmite du marchand de marrons, l'odeur de l'asphalte sur une route rongée par te soleil, l'ouverture d'un soupirail, le grillage d'un poulailler ; avec le mystère, la peur de l'enfance, du noir, du vide, l'absence et puis l'inconnu ?

    Rufas, apporte dans son exposition une belle créativité, c'est une exposition rare pour amateurs avertis et pas blasés.

    F.A.
  • 2016/03/07 au 2016/04/01

    Pour fêter ses quatre premières années d'existence, la Galerie d'art contemporain Aude Guirauden vous présente sa ligne artistique résolument tournée vers la couleur, appréhendée de façon diverse et complémentaire, par les différents artistes de la galerie, qu'ils soient peintres, sculpteurs ou photographes. artistes exposés : Muriel Lhermet, Raphaëlle Boutié, Cathy Larroque Soussan, Aude Guirauden, Isabelle [...]

  • Lavaur. Alain Rufas expose au Plô

    Publié le 06/05/2013

    C'est le vendredi 3 mai à 18 heures qu'a eu lieu le vernissage de l'exposition des sculptures d'Alain Rufas sur le Plô. Il s'agira d'une première sur cette place rénovée l'an passé.

    De nombreuses personnalités de la ville étaient présentes, telles que le 1er adjoint Jean-Pierre Bonhomme, ou encore l'adjoint à la culture et au patrimoine Michel Guipouy.

    «Rufas est un artiste discret, a-t-il déclaré. Il n'a pas besoin de mots, ni de faire-valoir. Il poursuit avec bonheur les recherches sur le métal, qu'il chauffe, tord, et soude. Son travail est d'une grande liberté, et la matière n'a pas de secrets pour lui.» Âgé de 72 ans, Le parcours d'homme et d'artiste d'Alain Rufas l'ont amené à traverser de nombreux lieux de villégiature, du pays Audois à Nice, où il a notamment étudié à l'Ecole nationale d'Arts décoratifs (prix du ministre en dessin, prix de modelage). Vauréen depuis une dizaine d'années, l'artiste contemporain a articulé la plupart de ses recherches sur les possibilités de la sculpture, à partir d'éléments industriels, froids et techniques.

    [...] dans la ligne du nouveau réalisme niçois pour aller vers un réalisme analytique : limitation des matériaux, de la couleur, des volumes.» Ses sculptures sont des espaces poétiques dans lesquels le regard de l'âme est invité à se plonger : quel meilleur endroit que le Plô, cet espace ouvert, empreint de sérénité, pour accueillir la poésie de l'immanence ? Les sculptures d'Alain Rufas sont dans l'être-là, ici et maintenant, comme la vie-même : nul doute que les visiteurs seront séduits par ces poèmes de fer, aux teintes rouges et brunes, expressions artistiques nobles et exigeantes, honnêtes, à l'image de leur créateur. La ville de Lavaur exposera les sculptures d'Alain Rufas jusqu'au 28 juin, et nul doute que, dans les prochains mois, d'autres de ses oeuvres seront exposées à Lavaur.

    La Dépêche du Midi
  • Singularité

    du 18 octobre au 6 novembre 2019

    « Ecouter, sentir, regarder autour de soi suffisent pour voir peu à peu l'invisible devenir compréhension. Les sens restés en éveil permettent à l'homme de percevoir l'âme de l'univers et sa beauté éternelle ».

  • Catalogue 2015

    Catalogue 2016

  • Alain Rufas : Sculpteur "Ordinaire"

    NICE-MATIN - dimanche 7 octobre 1990

    Étonnant. Mieux détonnant Alain Rufas. Ordinaire, au sens religieux du terme : à savoir qui ne varie pas. En harmonie parfaite avec une œuvre solide, puissante, éclatante parfois mais le plus souvent porteuse de cette "nature" où il puise, outre son inspiration, la matière qui sert de support à ce que l'artiste souhaite exprimer.

    Inimitable

    II y a, manifestement, du Lacarrière dans cet homme qui tient, physiquement en tous cas, plus du forgeron rassurant et créateur que du poète-de-salon style fin de siècle, fragile et précieux.

    Bonnet de laine roulé au ras des oreilles, fines lunettes à peine posées sur le nez, T.shirt et pantalon portant les stigmates de la ferraille domestiquée sous le feu et du marbre éclaté sous le marteau du sculpteur. Alain Rufas s'explique ainsi, à sa façon ; inimitable, parce que complètement dégagée de ces contingences intellectuelles qui masquent l'essentiel des "rapports" que peut établir le créateur avec sa propre réalité artistique. Sur ce chapitre, d'ailleurs, Rufas ne fait pas dans la dentelle. Autant pour les suppôts d'un intellectualisme en chaises longues.

    "II faut être prudent en créant un langage pour parler de la sculpture. Celle-ci étant elle-même un langage dont toute explication déformerait le sens original" affirme t-il sans ambages. Et d'aller plus loin encore dans ce que l'on pourrait appeler la non-explication "Par rapport a la vie, l'art est secondaire. Cependant, il est le moyen de rester vivant. De plus, l'art ne saurait se défaire de la notion de jeu. Jeu issu d'une froide angoisse en soi-même, hors du romanesque. Jeu visant l'état ordinaire". Nous y voila à ce fameux "ordinaire" dont se réclame, sinon à cor et à cri, en tout cas à cœur, Alain Rufas qui a pour habitude comme pour qualité d'appeler un chat un chat. Et de donner son analyse personnelle : "Ordinaire qui confine au sublime, à l'image de don Quichotte. Ce que je suis, je le fais".

    Grave

    Avec infiniment de modestie Alain Rufas s'en remet a cette espèce "d'inspiration automatique" qui conduit tout artiste : "Seul le rapport de l'un à l'autre importe. Et dans ce rapport il s'agit de se livrer à une expérience qui me dépasse. Expérience sans intérêt mais tellement grave : accompagner l’œuvre qui me dirige". Ainsi, va le découvreur de Rufas. Être de choc émotif par excellence. Singulièrement révélé par ses œuvres mises en scène et avec grande subtilité par Gilbert Baud dans le décors de la fondation Sicard-Iperti.

    "Sans titre", "hérédité", ou encore "paranoptique", "horizontale" et surtout "Marilyn" autant "d'espace" qui témoignent bien de cet artiste extraordinaire qui ne va pas chercher de midi à 14 heures pour "dire" avec des "choses" d'aujourd'hui sa sensibilité mieux sa sensualité d'homme tout simplement.

    Bernard VADON
  • Charvolen M.

    avril 1994

    A hauteur du ventre, sorte de rêve d'enfance, se cache la table, maquette du monde, quatre pieds quatre cornières, goudron, mercure, température, odeur, monde mesure.

    Vendredi la route plaisante Spartacus faite de montées regards qui traversent et de virages successifs ligne Maginot se développe vogue la nave se tend opacité et glisse vers la ville usine. Près du champ sportif machine face au garage sémaphore une porte vitrée petite commode surplombe un vide rectangulaire lilluputien éclairé de néon mémoire. Une petite place sensuel un platane vide en face Alexa passé la porte vertige l'escalier abrupt indéfinissable s'entoure Gregory de la pierre des murs minimalisme sur laquelle énorme glisse acide chlorhydrique l'odeur ogre de la cuisine le jambon mausolée de lumière est coupé Carcassonne le temps Espagne est au plaisir cabane de parler Pierrlatte de dire analogie aux outils.

    A hauteur de poitrine, sorte de rêve d'homme et d'enfance, se dresse le fort maquette de nos jeux, construction de notre peur, expérience de nos échelles. Image blindée, rouillée, colmatée, pigmentée ; la couvrant de notre corps, elle nous aspire.

    Jeudi l'atelier magasin est saisi dimension phénoménale de froid énigme les objets tamis se déplacent lentement cheveux toujours filtrant la même lumière mère.

    A distance de lueur, dans les nuits de couloir, alors que veille l'enfance, la magie du train électrique passe.

    Samedi une pièce pigment a disparu des simulations marque de l'humain d'éclairage masse permettent industriel d'imaginer un chassis pénétrable de bois fantastique en attente écrin de finition le garagiste identification a terminé façonnage la tranchée il fait sous-marin nuit.

    A trois pas environ du mur, plaque, appuyé, l'échelle du rêve ricoche. Crépitement des soudures, tension de structures, image d'egalité, construction du monde.

    Max. CHARVOLEN
  • Albi Hotel Rochegude

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